VANITY CASE
"Vanity Case"
(EP, 2009)
Après le crash brutal de Shoot Your Idols, Vanity Case a surgi comme une tentative de renaissance — une échappée
glam, pailletée et décomplexée, dans un Paris souterrain où les styles changeaient à vue d’œil. En 2009, je
sortais d’un an de doutes, d’expérimentations électroniques et de projets avortés, jusqu’à ce que deux nouveaux
partenaires m’aident à rallumer la flamme rock. Vanity Case était né.
Avec ce projet, fini le classic rock brut, place à l’outrance du glam façon Bowie période Ziggy Stardust, T.
Rex, New York Dolls. Le single "Beast" s’inscrit dans cette logique d’excès et de décadence : un hymne sexuel
mi-sérieux mi-parodique, racontant les aventures d’un homme possédé par une "bête" incontrôlable… nichée dans
son pantalon. Le texte, écrit par mon vieux complice John Palmer, oscille entre humour trash et second degré
bien assumé !
Musicalement, j’ai composé le morceau et assuré guitares et chant. Enregistré dans le studio du père de
notre batteur, "Beast" n’a jamais vraiment eu droit à un mix final — c’est une démo brute, jamais polie, qui
circule telle quelle, comme un instantané d’une époque incertaine. Mais ce côté lo-fi renforce paradoxalement
son charme : on sent la sueur, la spontanéité, et ce désir un peu désespéré d’allumer à nouveau la scène.
Vanity Case n’aura duré que l’espace d’un flash : quelques concerts dans des petits clubs, des fringues
hallucinantes, des coupes de cheveux défiant la gravité, et une séance photo légendaire, torse nu,
gilet léopard et bouteille de Jack Daniel’s à la main. Mais face à une scène parisienne en mutation — vers un
sleaze rock plus métallique et brutal —, nous étions trop glam, pas assez hard. Le public ne nous a pas suivis,
et le groupe s’est éteint sans bruit.
Reste ce morceau, "Beast", ultime baroud d’honneur d’un glam rock perdu dans l’ère du cuir et des
riffs heavy. Une bête qui a rugi trop tôt… ou trop tard.
Écouter "Beast" :